Ce que nous avons entendu à propos de Nutrition Nord Canada

Les sommaires des rencontres communautaires pour Nutrition Nord Canada – Mobilisation 2016 seront affichés ici. Ces rencontres sont conçues pour recueillir les suggestions des membres de la collectivité et d'autres intervenants concernant les façons de rendre le programme plus transparent, plus efficient et plus adapté à la réalité culturelle, compte tenu de la demande grandissante pour des aliments sains dans le Nord.

Choisir un sujet

Thèmes du programme NNC

Les thèmes suivants sont abordés durant les rencontres communautaires :

Sommaires des rencontres communautaires

Old Crow (Yukon), rencontre communautaire, 30 mai 2016

La première rencontre communautaire de NNC s'est tenue à Old Crow (Yukon) le 30 mai 2016.

Participants

Environ 25 résidants de la collectivité d'Old Crow ont participé à la rencontre communautaire. Afin de protéger les renseignements personnels des participants, le nom de ces derniers ne sera pas publié.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé de ce que nous avons entendu lors de la rencontre communautaire, tenue à Old Crow :

  • Subventionner davantage les aliments traditionnels et locaux, en finançant le matériel nécessaire pour se procurer ce type d'aliments, notamment : équipement de chasse, combustible et filets de pêche.
  • Retirer de la liste les éléments qui ont une valeur nutritive moindre comme la crème glacée/le sorbet, la pizza surgelée et les édulcorants artificiels.
  • Accorder une subvention plus élevée aux produits de première nécessité comme la farine, le riz, l'orge, les haricots et le macaroni.
  • Se concentrer sur des aliments précis pour les enfants et les personnes âgées – envisager d'accorder d'autres subventions ou d'augmenter les subventions existantes en ciblant ces types de produits (p. ex. lait, Ensure, etc.)
  • Expédier des commandes personnelles est complexe compte tenu des exigences d'emballage de niveau 1, de niveau 2 et des articles non admissibles qui doivent être pesés et expédiés séparément.
  • On a soulevé des préoccupations concernant la question de savoir si le détaillant et le fournisseur appliquent réellement la subvention dans leurs systèmes pour en faire bénéficier les consommateurs.
  • Distribuer davantage d'affiches, d'avis, de bulletins et de dépliants lorsque de nouveaux produits sont ajoutés à la Liste des produits subventionnés, et offrir plus d'information générale à propos du Programme. L'information devrait être présentée de manière simplifiée; envisager le style « bande dessinée ».
  • Donner des renseignements plus précis sur ce qui est ou n'est pas admissible (p. ex.. cocktails de jus).
  • Offrir la subvention directement au consommateur et non au détaillant.
  • Appuyer le partage entre les familles des aliments traditionnels et locaux au sein des collectivités et au-delà des frontières provinciales/territoriales.
  • Subventionner les produits de jardinage comme les semences et semis de légumes et les grains pour la volaille afin que les gens puissent produire leur propre nourriture.

Ulukhaktok/Holman (Territoires du Nord-Ouest), rencontre communautaire, 31 mai 2016

La deuxième rencontre communautaire de NNC s'est tenue à Ulukhaktok (Territoires du Nord-Ouest) le 31 mai 2016.

Participants

Les résidants et les aînés de la collectivité, les membres du conseil d'administration de la société communautaire, le maire, l'Association des chasseurs et des trappeurs, et l'agent administratif principal du bureau du hameau ont participé à cette rencontre communautaire. Afin de protéger l'identité des participants, leurs noms ne seront pas divulgués.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé de ce que nous avons entendu lors de la rencontre communautaire tenue à Ulukhaktok :

  • Financer l'accès aux aliments traditionnels et locaux, notamment les fournitures nécessaires pour chasser, pêcher et trapper (p. ex., équipement de chasse, carburant, filets de pêche, tentes, bateaux, poêles, munitions, pétrole et gaz).
  • Accorder le plus haut niveau de contribution aux produits de première nécessité, comme le lard, la farine, le riz, les petits fruits, le bœuf musqué, le poisson et le caribou. Les critères d'admissibilité des collectivités aux subventions devraient être établis en fonction de l'éloignement ou de la distance, de la taille de la population et des frais de transport par avion.
  • Les avis sont mitigés au sein de la collectivité quant à savoir si les hôtels et les restaurants devraient bénéficier du programme. Il a été proposé de leur accorder un soutien seulement s'ils servent des repas nutritifs, et non des aliments frits.
  • Les petits commerçants locaux ont de la difficulté à concurrencer les grands détaillants compte tenu du pouvoir d'achat et de la capacité de ces derniers de négocier des marchés de service de transport par avion prioritaires.
  • Des préoccupations ont été soulevées quant à savoir si les détaillants et les fournisseurs qui reçoivent des subventions en font vraiment bénéficier les consommateurs.
  • La qualité (p. ex., gaspillage, dates d'expiration) des aliments vendus et l'expédition de produits alimentaires par les compagnies aériennes suscitent des inquiétudes. Le programme devrait mettre en place un mécanisme pour évaluer la qualité des aliments vendus en magasin.
  • Le programme est trop compliqué et les membres de la collectivité n'en comprennent pas les modalités.
  • Il faut diffuser davantage d'information sur le programme au moyen de circulaires, de brochures et de bulletins d'information, ainsi que sur la page Facebook de la collectivité. L'information devrait être transmise de manière simplifiée et dans la langue ou le dialecte local. Le personnel de la vente au détail doit être renseigné sur le programme afin de mieux sensibiliser la collectivité à ce dernier. Il faudrait accroître la visibilité du Conseil consultatif de Nutrition Nord Canada auprès de la collectivité afin qu'il puisse exercer une surveillance et défendre les intérêts de celle-ci.
  • Il faudrait informer la collectivité au sujet des commandes directes ou personnelles.
  • Il faudrait appuyer le système des plus petits points de vente afin que les fournisseurs locaux soient en mesure de vendre des aliments locaux subventionnés (p. ex., bœuf musqué, omble et caribou).
  • Il faudrait appuyer les échanges d'aliments locaux et traditionnels entre familles à l'échelle des collectivités et des régions. Il faudrait appuyer l'aménagement de serres, la mise en place de programmes éducatifs liés à la culture en serre et à la mise en conserve, et la provision du matériel connexe nécessaire (p. ex., semences de légumes, semis et terre). Il faut désigner un fournisseur pour les aliments frais (à Yellowknife) et un détaillant enregistré dans chaque région pour les commandes directes ou personnelles. Remettre les fonds du programme directement aux collectivités. Établir des dépôts alimentaires sans but lucratif dans chaque collectivité.
  • Accorder des fonds pour l'achat d'équipement commercial de transformation des aliments locaux dans chaque collectivité.
  • Des participants se sont dits satisfaits des programmes dans la nature offerts aux enfants et aux jeunes par Santé Canada.
  • Ils constatent qu'ils ont toujours besoin du programme, mais souhaiteraient que les prix soient moindres et uniformes.

Rigolet (Terre-Neuve-et-Labrador), rencontre communautaire, 20 juin 2016

La troisième rencontre communautaire de NNC s'est tenue à Rigolet (Terre-Neuve-et-Labrador) le 20 juin 2016.

Participants

Les membres de la collectivité, le ministère de la Santé et du Développement social du gouvernement du Nunatsiavut et le gouvernement de la collectivité inuite de Rigolet.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé de ce que nous avons entendu lors de la rencontre communautaire tenue à Rigolet :

  • Accorder le niveau le plus élevé de contribution aux produits de première nécessité comme la farine et le beurre.
  • Accroître la contribution pour les plats préparés nutritifs, étant donné que les parents n'ont pas beaucoup de temps pour préparer les repas.
  • Fournir une contribution plus élevée pour les fruits et légumes congelés pour que les membres de la collectivité n'aient pas à se fier aux fruits et légumes frais, qui sont généralement de piètre qualité.
  • Le coût des aliments, en tenant compte de la contribution, devrait être semblable au sein d'une région donnée (p. ex. Labrador).
  • La contribution ne devrait pas être fondée sur le revenu.
  • Conserver l'admissibilité des hôtels et des restaurants, car ils aident à promouvoir le tourisme local.
  • Fournir davantage de preuves que la contribution profite aux consommateurs.
  • Inclure le montant des économies réalisées sur les reçus de caisse.
  • Des préoccupations (p. ex., pertes d'aliments, dates de péremption) ont été soulevées concernant la qualité des aliments vendus.
  • Distribuer des brochures faciles à lire visant une collectivité précise qui contient des renseignements sur les incidences du programme Nutrition Nord Canada.
  • Communiquer efficacement le rôle du Conseil consultatif de Nutrition Nord Canada.
  • Fournir de plus amples renseignements sur les mesures de contrôle de la qualité en vigueur pour assurer la salubrité des aliments.
  • Faciliter le partage des aliments locaux et traditionnels dans toutes les collectivités et régions.
  • Appuyer la chasse communautaire en fournissant une contribution pour le matériel de chasse et l'espace de congélateur.
  • Fournir la contribution directement aux consommateurs.
  • Offrir d'autres initiatives d'éducation pour sensibiliser les gens à l'importance de manger sainement et pour leur faire mieux comprendre les avantages de préparer des aliments sains.
  • Développer l'infrastructure (p. ex. des routes, des chemins de fer, de plus longues pistes d'atterrissage) afin d'améliorer l'accès des collectivités à des provisions alimentaires.

Kangiqsujuaq (Québec), rencontre communautaire, 20 septembre 2016

La quatrième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Kangiqsujuaq (Québec), le 20 septembre 2016.

Participants

Les membres de la collectivité, le maire et les conseillers et les détaillants.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Kangiqsujuaq :

  • Versement d'une contribution pour les aliments traditionnels des Inuit et des Premières Nations;
  • Attribution du plus haut taux de contribution pour le thé et les ingrédients du pain bannock (sucre, farine, saindoux, levure chimique), puisqu'il s'agit d'aliments traditionnels des Inuit;
  • Augmentation de la contribution pour les fruits et légumes frais en hiver, étant donné leur prix très élevé pendant cette saison;
  • Choix accrus sur la liste des produits admissibles pour les personnes ayant des restrictions alimentaires et des allergies;
  • Préférence de certains membres de la collectivité pour l'ancien programme Aliments-poste, car la liste des produits admissibles à une contribution était plus longue;
  • Préoccupations à l'égard du fait que, puisque des aliments comme les frites et le macaroni sont moins chers que d'autres denrées meilleures pour la santé, les familles mangent moins sainement qu'elles ne le souhaiteraient afin d'économiser;
  • Préoccupations à l'égard du fait que, bien que NNC réduise le prix du panier d'épicerie, les aliments demeurent trop coûteux;
  • Maintien de la contribution pour les commandes directes (personnelles), car celles-ci donnent accès à une plus grande variété d'aliments que ce qui est offert dans les magasins des collectivités;
  • Maintien de la contribution de NNC pour les restaurants, les hôtels et les pourvoiries;
  • Coût des aliments et accessibilité à ceux-ci similaires dans toute la région;
  • Surveillance continue de la qualité des fruits et légumes, car le gaspillage est un problème constant;
  • Meilleure communication du mode de fonctionnement du programme aux membres de la collectivité. Possibilité de recourir à des représentants communautaires, à la radio et à du matériel de communication dans les dialectes inuktitut locaux;
  • Meilleure communication du mode d'établissement des prix, notamment la raison pour laquelle le même produit peut avoir un prix différent dans deux magasins de la collectivité, même si ces magasins reçoivent la contribution et la transmettent en totalité aux consommateurs;
  • Recherche de façons dont NNC pourrait soutenir les aliments traditionnels, p. ex. contribution pour le matériel de chasse et de récolte, création de partenariats avec les chasseurs de la région et vente des aliments traditionnels dans les magasins de détail;
  • Soutien pour les aliments traditionnels qui tient compte de l'impact du quota de chasse au béluga sur l'alimentation des Inuit.

Iqaluit (Nunavut), rencontre communautaire, le 26 septembre 2016

La cinquième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Iqaluit, au Nunavut, le 26 septembre 2016.

Participants

Les membres de la collectivité, le maire, les membres de la législature du gouvernement du Nunavut, la Coalition pour la sécurité alimentaire au Nunavut et les détaillants. Les représentants du programme NNC se sont aussi réunis avec la Nunavut Tunngavik Incorporated le 30 septembre 2016.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre à Iqaluit :

  • La contribution pour les produits alimentaires n'est pas suffisante pour aider les plus vulnérables. Le programme NNC réduit le prix du panier d'épicerie, mais les aliments demeurent trop coûteux.
  • La liste des produits admissibles ne tient pas compte des aliments qu'une famille nordique mange et des aliments que les résidants du Nord considèrent comme des aliments sains et nutritifs.
  • Il faudrait augmenter la contribution pour les produits de boulangerie (p. ex. la farine, l'huile, le sucre) et les produits pour bébés (p. ex. la formule et les couches) ainsi qu'ajouter à la liste les produits d'hygiène personnelle (p. ex. le dentifrice, le shampoing, les tampons). La liste des produits admissibles devrait être adaptée aux besoins de chaque collectivité : les préférences alimentaires à Iqaluit pourraient être différentes de celles des plus petites collectivités; donc, dans le cadre de NNC , on devrait réfléchir à ces différences communautaires.
  • La liste des produits admissibles doit comprendre moins d'aliments dans certaines régions. Le financement du programme est coupé lorsque les fonds sont utilisés pour des produits que seuls les riches peuvent se permettre, comme les burgers au tofu et le pitahaya.
  • Il faudrait élargir la contribution pour que la vente privée et le transport des aliments traditionnels dans l'ensemble du territoire soient admissibles.
  • Il faudrait élargir la contribution pour comprendre les aliments transportés par transport maritime.
  • Il faudrait promouvoir les niveaux de rentabilité pour que les détaillants puissent prouver que la contribution est transférée aux consommateurs.
  • Il faudrait faire un suivi des détaillants qui transportent des produits périssables pour s'assurer qu'ils livrent des produits frais.
  • Il faudrait utiliser des affiches dans les magasins (dans les allées) pour indiquer aux consommateurs combien ils économisent pour un produit grâce à la contribution, plutôt que de le voir sur le reçu de caisse. Ces affiches permettront aux consommateurs de faire des achats plus éclairés.
  • Il faudrait offrir aux consommateurs unilingues les services d'agents de liaison de NNC qui parlent l'inuktitut, ainsi qu'un financement supplémentaire pour des classes d'économie familiale à l'école secondaire.
  • Les produits de communication doivent être fournis dans le dialecte inuktitut approprié.
  • L'objectif ultime du programme NNC n'est pas clair.
  • AANC devrait penser à élaborer un nouveau programme distinct pour appuyer les aliments traditionnels et appliquer le programme NNC existant aux aliments achetés en magasin.
  • Un membre du Nunavut devrait siéger au conseil consultatif de NNC pour veiller à ce que le territoire soit bien représenté dans le processus de consultation.
  • Le programme NNC devrait être dirigé par des employés régionaux plutôt que des résidants du Sud, qui viennent d'Ottawa. L'accent devrait être mis sur l'embauche d'employés inuits.

Pond Inlet (Nunavut), rencontre communautaire, le 28 septembre 2016

La sixième rencontre communautaire sur le programme Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Pond Inlet, au Nunavut, le 28 septembre 2016.

Participants

Des membres de la collectivité, le maire et les conseillers, des étudiants du secondaire et des représentants de l'organisation locale de chasseurs et de trappeurs.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la séance de consultation à Pond Inlet :

  • Les participants souhaitent que le niveau de contribution le plus élevé soit appliqué pour les produits de première nécessité, comme la farine, le beurre et les huiles de cuisson.
  • D'autres produits de première nécessité devraient être admissibles à une contribution, y compris les produits d'hygiène féminine, les articles de maison (p. ex. le détergent à lessive) et les articles pour bébés (p. ex. les couches, la préparation pour nourrissons), d'autant plus que le taux de natalité est élevé au Nunavut.
  • Certains participants préféraient le programme Aliments-poste au programme NNC , car il offrait plus de produits admissibles à une contribution aux consommateurs.
  • Les contributions devraient aussi s'appliquer aux produits qui sont transportés par voie maritime.
  • Des participants se sont dits préoccupés par la qualité de la nourriture et par la nécessité d'assurer une meilleure gestion de la qualité de la nourriture.
  • Il faut porter une attention particulière aux populations vulnérables, comme les jeunes qui se rendent à l'école l'estomac vide et les familles à faible revenu qui ne peuvent acheter la nourriture à coût élevé.
  • Il faut accroître les communications entre les responsables du programme NNC et les fournisseurs, les compagnies aériennes et les détaillants pour assurer l'équité, ce qui fera en sorte que les prix de la nourriture deviendront plus abordables dans le Nord.
  • Les gens ne comprennent pas le fonctionnement du programme, car il est trop compliqué.
  • Dans la collectivité, on ne constate pas les fruits des fonds réservés pour les initiatives d'éducation sanitaire du programme NNC .
  • Selon le consommateur moyen, les contributions n'entraînent pas des changements notables en ce qui concerne le coût de la nourriture; les prix sont encore trop élevés pour la plupart des membres de la collectivité.
  • Le programme NNC devrait viser davantage d'aliments prélevés dans la nature. Il devrait notamment soutenir la chasse et la récolte (p. ex. rendre admissibles aux contributions la nourriture fréquemment consommée durant les expéditions de chasse ainsi que les fournitures comme le carburant et les projectiles), car ce mode de vie devient de plus en plus ardu.

Hopedale (Labrador), rencontre communautaire, le 3 octobre 2016

La septième séance de mobilisation concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Hopedale, au Labrador, le 4 octobre 2016.

Participants

Membres de la collectivité

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la séance de mobilisation à Hopedale :

  • Des niveaux de contribution plus élevés devraient être accordés pour les articles de base afin d'aider les gens qui ont un revenu fixe (p. ex. les aînés) et les familles à faible revenu à se procurer des aliments nutritifs, comme de la viande, des légumes, des fruits, du lait et des suppléments alimentaires.
  • Il n'est pas forcément nécessaire d'offrir un niveau de contribution plus élevé pour les denrées sèches (p. ex. la farine) parce que ces denrées sont généralement plus lourdes ou volumineuses et peuvent être achetées en vrac quand le transport coûte moins cher, par exemple quand le ravitaillement par mer est possible, puis entreposées pendant les mois d'hiver.
  • Faire davantage savoir qu'il est possible de passer des commandes directes ou personnelles auprès d'un fournisseur du Sud inscrit, parce que plus de gens pourraient se prévaloir de cette possibilité.
  • Des participants se disent préoccupés par l'élimination du programme provincial de subvention au transport aérien des aliments et les répercussions qu'il y aura sur le coût des aliments.
  • Le coût des aliments devrait être égalisé entre les différentes collectivités du Labrador.
  • Pour qu'il y ait plus de transparence et que les consommateurs soient informés directement, les prix affichés dans les magasins du Labrador devraient mentionner la contribution pour certains produits, comme le font les détaillants admissibles au programme NNC dans d'autres régions.
  • Préciser comment fonctionne le financement pour l'éducation à la santé et qui est responsable à l'échelon communautaire.
  • Veiller à ce que la contribution soit transférée aux consommateurs.
  • Simplifier le programme pour que les gens le comprennent mieux et y aient recours.
  • Se servir des moyens de communication locaux pertinents (p. ex. radio locale, médias sociaux locaux, représentation communautaire, affichage) pour informer plus efficacement les membres de la collectivité.
  • Offrir un meilleur soutien pour les aliments traditionnels, notamment du financement pour le matériel de chasse et de récolte (p. ex. munitions, carburant, équipement)

Lutsel K'e (Territoires du Nord-Ouest), rencontre communautaire, le 17 octobre 2016

La huitième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada a eu lieu à Lutsel K'e, dans les Territoires du Nord-Ouest, le 17 octobre 2016.

Participants

Les membres de la collectivité, les dirigeants communautaires et les conseillers municipaux.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Lutsel K'e :

  • Attribution du plus haut taux de contribution pour la farine, étant donné que son prix est très élevé à l'heure actuelle et qu'il s'agit d'un ingrédient principal dans les plats traditionnels
  • Examen de la liste des produits admissibles pour veiller à ce qu'elle tienne compte du régime alimentaire des habitants du Nord, en particulier des aliments traditionnels
  • Maintien de l'autorisation des commandes directes, car celles-ci donnent accès à une plus grande variété d'aliments que ce qui est offert dans la collectivité
  • Préoccupations à l'égard du fait que les résidents à faible revenu n'ont pas accès aux commandes directes et que les commandes directes procurent des bénéfices aux commerces de l'extérieur de la collectivité
  • Coûts des aliments semblables à ceux des collectivités de plus grande taille dans la même région
  • Maintien de la contribution pour les hôtels, les restaurants et les pourvoiries qui soutiennent l'économie locale
  • Documents sous forme papier accrus remis aux collectivités pour aider celles-ci à mieux comprendre le programme
  • Désignation de représentants locaux responsables des communications au sujet du programme
  • Communication claire quant au rôle que le conseil consultatif joue et au type d'activités de sensibilisation et de mobilisation qu'il mène
  • Choix accrus pour les collectivités en ce qui a trait à leurs priorités de financement, notamment des programmes de soutien aux chasseurs et des potagers communautaires qui offrent une solution à long terme pour composer avec les coûts élevés des aliments dans le Nord

Fort Chipewyan (Alberta), rencontre communautaire, le 18 octobre 2016

La neuvième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada a eu lieu à Fort Chipewyan, en Alberta, le 18 octobre 2016.

Participations

Les membres de la collectivité, les dirigeants communautaires, les conseillers municipaux, les travailleurs de la santé et les détaillants

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Fort Chipewyan :

  • Versement d'une contribution pour les articles liés aux soins des enfants, notamment les préparations pour nourrissons, les aliments pour bébés et les couches, ainsi que d'autres articles qui peuvent être considérés comme des produits nécessaires pour éviter des incidences néfastes importantes sur la santé
  • Attribution du plus haut taux de contribution pour les ingrédients à cuisson, en particulier la farine, de même que la poudre à lever et la levure, parce que sont des aliments de base du régime alimentaire des habitants du Nord
  • Préoccupations à l'égard du fait que les collectivités isolées qui n'ont pas eu recours au programme Aliments-poste n'ont été jugées admissibles que cinq ans après la mise en œuvre du programme, ce qui les a exclues de la contribution
  • Examen des taux de contribution pour veiller à ce qu'ils tiennent dûment compte des frais d'expédition dans les collectivités isolées du Nord
  • Efforts en vue d'égaliser les coûts des aliments à l'échelle des collectivités qui reçoivent la contribution
  • Surveillance accrue pour veiller à ce que la contribution soit transmise aux consommateurs
  • Communication plus claire avec les collectivités au sujet du fonctionnement de la contribution et de la manière de faire des commandes personnelles
  • Examen de mesures à plus long terme pour régler les problèmes de sécurité alimentaire dans les collectivités isolées du Nord, notamment le soutien de programmes menés par les collectivités (chasse, récolte, potagers et entrepôts)
  • Incitation d'autres fournisseurs du Sud à s'inscrire
  • Mise en œuvre d'un système pour gérer la qualité des aliments afin d'éviter le gaspillage
  • Possibilité de verser une contribution pour les fruits en saison afin de maximiser l'incidence de la contribution sur les prix
  • Initiatives d'éducation en matière de nutrition qui ciblent les enfants et les jeunes afin de favoriser des habitudes alimentaires saines à long terme

Fond du Lac (SK), rencontre communautaire, le 19 octobre 2016

La dixième séance de consultation de Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Fond du Lac, le 19 octobre 2016.

Participants

Membres et chefs de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la séance de consultation tenue à Fond du Lac :

  • Examiner la liste des aliments admissibles pour évaluer l'incidence de celle-ci sur les décisions prises en matière d'alimentation saine.
  • Envisager d'adapter la liste des aliments admissibles à la collectivité et à la région.
  • Subventionner la farine le plus possible, car cet ingrédient est utilisé pour préparer les aliments traditionnels du Nord.
  • Calculer les taux de subvention de manière à tenir compte du degré d'éloignement de la collectivité ainsi que d'autres conditions comme le coût de la vie et le revenu médian.
  • Améliorer la surveillance pour vérifier si la subvention est transmise aux consommateurs en fin de compte.
  • Mieux expliquer aux collectivités comment le programme fonctionne, notamment donner des précisions sur les commandes personnelles.
  • Utiliser les médias sociaux locaux pour récupérer de l'information sur le programme et diffuser celle-ci, ainsi que des publicités en magasin.
  • Commencer un examen régulier des taux de subvention, particulièrement pour les nouvelles collectivités, et envisager d'augmenter la subvention pour tenir compte des augmentations des frais de transport et du coût de la vie.
  • Financer la chasse et les jardins communautaires, notamment les fournitures et l'infrastructure.

Wollaston Lake (Saskatchewan), rencontre communautaire, le 20 octobre 2016

La onzième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Wollaston Lake, en Saskatchewan, le 20 octobre 2016.

Participants

Les membres de la collectivité, les dirigeants communautaires, les conseillers municipaux et les détaillants.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Wollaston Lake :

  • Encourager la consommation d'aliments traditionnels en appuyant les activités de chasse et pêche traditionnelles tout en prenant des mesures visant à préserver l'environnement.
  • Fournir une contribution plus élevée pour les fournitures de boulangerie telles que la farine.
  • Les taux de contribution devraient être calculés en fonction du revenu médian et du coût de la vie, ainsi que des frais de transport et de l'isolement.
  • Examiner des façons dont le programme peut avoir une incidence positive sur les économies locales et le coût de la vie.
  • Mieux communiquer comment la contribution est appliquée et transmise aux consommateurs afin d'établir de la confiance et une compréhension du programme.
  • Créer des produits de communication tels que des vidéos dans des langues autochtones appropriées afin de présenter de l'information sur le programme.
  • Améliorer les relations avec les dirigeants communautaires et le personnel local des services de santé afin qu'ils soient plus à l'aise de fournir une rétroaction et des avis directs sur le programme.
  • Mettre l'accent sur les initiatives d'éducation en matière de nutrition et communiquer les pratiques exemplaires et les leçons retenues entre les collectivités.
  • Appuyer les projets d'infrastructure de sécurité alimentaire, ce qui comprend l'espace d'entreposage et les congélateurs ainsi que la modernisation des bâtiments (p. ex. installation de prises de courant) pour les initiatives d'éducation en matière de nutrition.

Wekweèti (T.N.-O.), rencontre communautaire, le 2 novembre 2016

La douzième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Wekweèti (T.N.-O.) le 2 novembre 2016.

Participants

Membres et dirigeants de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Wekweèti :

  • Veiller à ce que le coût des aliments nutritifs, notamment la viande, les légumes et les fruits, soit plus abordable pour que les familles puissent faire des choix santé.
  • Augmenter le taux de contribution pour la farine et le beurre étant donné qu'il s'agit d'aliments de base dans de nombreux foyers familiaux et qu'ils sont particulièrement importants dans la préparation de la nourriture traditionnelle.
  • Ajouter le riz à la liste des aliments admissibles.
  • Fournir des renseignements clairs aux collectivités sur les commandes directes ou personnelles.
  • Préoccupations soulevées au sujet du refus par des détaillants de demandes d'offrir certains aliments nutritifs (pain 100 % de grains entiers) en raison du coût plus élevé de ces produits.
  • Préoccupations soulevées au sujet des aliments avariés en vente dans les magasins.
  • Mener des consultations plus directes, en personne, dans la collectivité afin de sensibiliser les résidants au coût des aliments et à la façon dont le programme peut contribuer à rendre les aliments nutritifs plus abordables.
  • Les résidants ont exprimé leur intérêt à en apprendre davantage sur la nutrition, tout particulièrement l'achat d'aliments nutritifs et leur préparation.
  • Le programme pourrait aider la collectivité à aménager un jardin communautaire.
  • Fournir aux collectivités nouvellement admissibles de l'information sur le programme en utilisant la radio, les sites Web locaux, les réseaux sociaux et les affiches.

Kugaaruk (Nunavut), rencontre communautaire, le 3 novembre 2016

La treizième rencontre communautaire concernant Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à Kugaaruk (Nunavut) le 3 novembre 2016.

Participants

Membres et dirigeants de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire à Kugaaruk :

  • Accorder un taux de contribution accru pour la farine étant donné qu'il s'agit d'un aliment de base dans la préparation de la nourriture traditionnelle.
  • Offrir une contribution pour les haricots, les lentilles et les pois secs; ne pas en offrir pour les céréales sucrées.
  • Offrir une contribution pour les biens de première nécessité comme les couches, les lingettes, les vêtements d'enfants et la préparation pour nourrissons compte tenu du taux de natalité élevé au Nunavut.
  • Veiller à ce que le programme de contribution Nutrition Nord complète les autres initiatives et priorités gouvernementales.
  • Examiner des façons d'accroître la variété et la disponibilité des aliments dans les magasins.
  • Préoccupations soulevées au sujet des aliments qui peuvent se gâter avant d'arriver en magasin s'ils ne sont pas expédiés à la collectivité dans les meilleurs délais.
  • Étudier la possibilité d'apporter des modifications régionales au programme afin de tenir compte des besoins particuliers de chaque collectivité.
  • Rendre la contribution visible au consommateur dans les épiceries et sur les produits.
  • Accroître la surveillance des magasins et des transporteurs aériens afin d'améliorer l'uniformité et la transparence.
  • Augmenter les avantages pour les populations vulnérables, comme les familles à faible revenu qui ne peuvent acheter de nourriture.
  • Simplifier l'information sur le programme (p. ex. panneaux publicitaires en magasin, affiches, annonces à la radio) et la fournir en anglais et dans le dialecte local.
  • Besoin d'initiatives d'éducation en matière de nutrition d'une plus grande portée grâce à la mobilisation directe en personne dans la collectivité.
  • Offrir un service de garde lors des initiatives d'éducation en matière de nutrition pour faciliter la participation des parents et des enfants.
  • Favoriser l'accès aux aliments traditionnels en soutenant les activités locales de chasse et de récolte au moyen de contributions pour les fournitures (p. ex. munitions, carburant et équipement) et rendre ces aliments accessibles aux consommateurs dans les magasins locaux.
  • Envisager de verser la contribution directement aux consommateurs.

St. Theresa Point (Manitoba), rencontre communautaire, le 15 novembre 2016

La quatorzième rencontre communautaire au sujet de Nutrition Nord Canada (NNC) a eu lieu à St. Theresa Point, au Manitoba, le 15 novembre 2016.

Participants

Membres de la collectivité, dirigeants communautaires, membres du conseil, travailleurs de la santé et détaillants.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire tenue à St. Theresa Point

  • Bien que NNC ait un effet avantageux sur les prix, ceux-ci devraient être encore plus bas.
  • Il faudrait accorder une contribution au niveau le plus élevé pour la farine, car le pain bannock est la principale source de nourriture, ou alors exiger que les détaillants prévoient suffisamment de place pour entreposer les sacs de farine acheminés par voie routière pour l'année.
  • Il faudrait augmenter la contribution ou en établir une pour les produits de première nécessité, comme le lait, les oeufs, la viande (steak, boeuf haché, rôti, volaille), les pommes de terre, la préparation pour nourrissons, le café, le thé, le thé glacé, le macaroni Kraft Dinner, les saucisses, le riz, les biscuits Pilot, les tomates, la laitue, les carottes, le céleri, les asperges, les champignons, les pois, le pain, la margarine, l'huile de cuisson, de même que les articles non alimentaires comme les produits de soins pour enfants (p. ex. couches) et les produits d'entretien ménager et d'hygiène personnelle (p. ex. dentifrice et papier hygiénique).
  • On devrait retirer de la liste les produits de spécialité, comme le babeurre, les produits végétariens et les boissons de soya.
  • On devrait retirer le poisson de la liste. Comme St. Theresa Point est une communauté de pêcheurs, les résidants préfèrent ne pas utiliser la contribution pour le poisson.
  • Il faut encourager les fournisseurs de la région à s'inscrire en tant que « fournisseurs du Sud ».
  • Les contributions pourraient être différentes pour les bénéficiaires de l'aide au revenu ou les personnes ayant des problèmes de santé (p. ex. diabète).
  • Au moment de fixer les niveaux de contribution, il faudrait prendre en considération les coûts additionnels pour acheminer les aliments à la collectivité (facteurs géographiques dans les collectivités), comme l'emplacement de l'aéroport (p. ex. sur une île, barge requise, taille de la bande d'atterrissage).
  • Pour bien expliquer les contributions à la collectivité, il serait bon d'améliorer l'affichage en magasin, p. ex. grandes affiches indiquant la liste des produits admissibles, écrans flash, indications sur les rayons.
  • Il faudrait augmenter le nombre d'initiatives d'éducation nutritionnelle, avec l'aide des détaillants, et promouvoir les stratégies d'alimentation traditionnelle pour encourager les gens à améliorer la qualité de leur alimentation.
  • On pourrait utiliser davantage la radio, puisque c'est le meilleur moyen de joindre les gens à l'échelle du Nord, en plus de recourir à Facebook, de tenir des groupes de discussion et d'augmenter le nombre de visites dans les collectivités.
  • Il faut soutenir la mise en oeuvre d'initiatives de durabilité alimentaire, comme les élevages de poulets et les jardins communautaires, pour limiter le transport de nourriture par avion.
  • Il faut appuyer les pratiques traditionnelles, comme la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette (y compris la médecine traditionnelle) – fournir une contribution pour les filets, les balles, les collets, les ciseaux à glace, les tarières, le matériel de camping, l'essence et les munitions; soutenir le congélateur communautaire et le fumoir; favoriser l'accès aux permis et aux autorisations d'acquisition d'armes à feu.
  • On pourrait engager un chasseur pour remplir le congélateur communautaire.
  • La contribution pourrait viser les compagnies aériennes plutôt que les détaillants, de façon à réduire tous les coûts, y compris les tarifs aériens.
  • Les membres de la collectivité devraient participer aux efforts de sensibilisation au programme. Il pourrait y avoir des « champions communautaires » qui feraient une enquête approfondie, de porte à porte; ils transmettraient de l'information sur le fonctionnement du programme et donneraient aux membres de la collectivité la possibilité de communiquer leur point de vue.
  • Le prix de la préparation pour nourrissons devrait être légiféré.

Inukjuak (Québec), rencontre communautaire, le 21 novembre 2016

La 15e rencontre communautaire de Nutrition Nord Canada a eu lieu à Inukjuak (Québec), le 21 novembre 2016.

Participants

Membres et dirigeants de la collectivité, conseillers et travailleurs de la santé.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la rencontre communautaire tenue à Inukjuak :

  • Des préoccupations sont exprimées concernant le fait que malgré les contributions, le coût des aliments demeure très élevé, et qu'il est difficile de nourrir sa famille.
  • Le niveau de contribution pour la farine et le saindoux devrait être plus élevé, étant donné que ces produits coûtent très cher et qu'ils sont nécessaires pour faire de la banique.
  • Les aliments traditionnels achetés auprès de chasseurs par l'entremise du programme de soutien aux chasseurs et distribués aux personnes dans le besoin devraient être admissibles à une contribution.
  • De l'aide devrait être offerte pour les fournitures (munitions, essence, etc.) et l'équipement (motoneiges, bateaux, tentes, etc.) de chasse et pêche.
  • Les commandes directes devraient être permises.
  • Il faudrait éliminer la contribution pour les pourvoyeurs, étant donné qu'ils ne servent que les résidants du Sud et qu'ils ne contribuent pas à l'économie locale, tout comme les hôtels qui servent des repas aux visiteurs seulement.
  • Il convient de maintenir la contribution pour les restaurants.
  • Il faudrait continuer de veiller à ce que les détaillants impriment sur les factures les montants des contributions, afin que ceux-ci soient manifestes pour les membres de la collectivité.
  • Il faudrait envisager de publier les résultats d'une enquête sur les prix demandés par les deux détaillants de la collectivité, afin de montrer lequel propose les meilleurs prix.
  • Il serait important d'accroître les efforts en vue d'expliquer le fonctionnement du programme, étant donné qu'il n'est pas bien compris au sein de la collectivité.
  • Des renseignements sur le programme devraient être diffusés dans des médias de la collectivité, comme Nunatsiaq News.
  • Des allégements fiscaux pourraient être envisagés pour les chasseurs (p. ex., éliminer la taxe sur les fournitures et l'équipement de chasse et pêche).

Big Trout Lake (Ontario), rencontre communautaire, le 29 novembre 2016

Le 29 novembre 2016, une rencontre communautaire a eu lieu à Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (Ontario).

Participants

Membres de la collectivité, dirigeants communautaires, membres du conseil, travailleurs de la santé et détaillants.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des points soulevés lors de la séance de mobilisation tenue à Kitchenuhmaykoosib Inninuwug :

  • Accorder une contribution pour des options plus saines, comme des pâtes de blé entier et du riz complet, plutôt que pour des aliments transformés.
  • Accorder une contribution des substituts du lait comme le lait de soja afin de répondre aux besoins des personnes qui ont une intolérance au lactose.
  • Accroître la contribution pour les ingrédients de cuisine courants, particulièrement en ce qui concerne les aliments traditionnels comme le beurre, le saindoux et la farine, de même que la préparation pour nourrissons.
  • Hausser le taux de contribution pour les aliments nutritifs.
  • Retirer la margarine et les autres aliments raffinés de la liste des produits alimentaires admissibles à une contribution, car ces aliments semblent sains mais peuvent être riches en sucre et en sel.
  • Continuer d'accorder une contribution pour le jus d'orange.
  • Accorder une contribution pour la boisson Gatorade.
  • Simplifier l'étiquetage des aliments afin qu'il soit facile de comprendre ce qui est sain et ce qui ne l'est pas.
  • Apposer sur chaque produit un autocollant indiquant le prix réel, le montant de la contribution et le prix final.
  • Collaborer avec les détaillants et les fournisseurs pour rendre accessibles les légumes biologiques, le boeuf et le porc provenant d'animaux nourris à l'herbe ainsi que le poulet de grain et accorder une subvention pour ces aliments.
  • Modifier le programme afin de maintenir l'argent dans l'économie locale plutôt que de traiter des commandes de particuliers, ou mettre l'accent sur les commandes importantes pour accroître le pouvoir d'achat.
  • Appuyer la création d'un centre de distribution régional.
  • Examiner si les prix des aliments peuvent faire l'objet d'une péréquation comme ceux de l'alcool, par exemple, à Toronto et à Moosonee.
  • Promouvoir l'inscription de grands fournisseurs du Sud afin d'accroître le choix et la concurrence.
  • Permettre aux hôtels, aux restaurants et aux pourvoiries d'avoir accès à la contribution, car ils contribuent à l'économie locale.
  • Accroître la sensibilisation de la population au programme et la confiance du public quant à la transmission de la contribution aux consommateurs.
  • Accroître la compréhension du fonctionnement du programme, y compris la méthode employée pour déterminer le taux de contribution.
  • Exiger que tous les magasins, y compris les détaillants indépendants connexes, montrent les économies découlant de la contribution dans les établissements et sur les reçus.
  • Fournir de l'information au sujet du programme en installant des affiches et des annonces dans les magasins, en mettant en place un numéro sans frais et en faisant la promotion du programme au moyen de publicités à la radio.
  • Ne pas traduire l'information relative au programme en français, car cela n'est pas pertinent dans de nombreuses collectivités; traduire plutôt l'information en langues autochtones.
  • Collaborer avec un représentant local au sein de chaque collectivité pour fournir de l'information et recueillir des commentaires.
  • Accroître le nombre d'initiatives d'éducation en matière de nutrition visant les personnes qui doivent suivre un régime particulier, notamment les personnes atteintes de diabète, et encourager les initiatives d'éducation nutritionnelle dans les écoles.
  • Financer les activités locales de chasse, de piégeage et de cueillette et prévoir un moyen d'inspecter les aliments prélevés dans la nature à l'échelon régional pour permettre le partage et la vente d'aliments approuvés.
  • Chercher des moyens d'intégrer les aliments locaux aux menus des restaurants et aux programmes alimentaires destinés aux aînés.
  • Encourager les fournisseurs à emballer de manière plus appropriée les aliments expédiés vers le Nord, par exemple, à l'aide d'emballages rétractables, afin d'éviter le gaspillage.

Fort Hope (Ontario), rencontres communautaires, le 29 novembre 2016

Le 29 novembre 2016, des intervenants clés et les dirigeants de la collectivité se sont réunis à Fort Hope, en Ontario. Toutefois, les conditions météorologiques ont empêché l'équipe de tenir une réunion publique. Un suivi téléphonique a été effectué le 7 décembre 2016, et une réunion publique a eu lieu à Fort Hope le 24 janvier 2017.

Participants

Chef et conseil, directeur des services de santé, intervenant de l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones, représentant du programme Ontario au travail, membres du conseil et membres de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des sujets abordés :

  • La route d'hiver de Fort Hope n'est praticable que six semaines par année.
  • Accorder une contribution de niveau 1 pour les ingrédients de cuisson comme la farine, le beurre, le sucre blanc, le sucre de canne et les huiles de cuisson. Certains membres de la collectivité ont affirmé que les huiles de cuisson et la margarine ne devraient pas être admissibles à une contribution en raison de leur faible valeur nutritionnelle.
  • Accorder une contribution pour les substituts du sucre sains, par exemple, le miel et le sirop d'érable.
  • Accorder une contribution plus élevée pour la viande et les substituts, le riz sauvage, les haricots secs et les céréales.
  • Accorder une contribution plus élevée pour les dindes entières, surtout à l'Action de grâces et à Noël.
  • Favoriser l'accès aux aliments traditionnels en subventionnant les coûts de transport, de carburant et de fournitures, y compris les biscuits Pilot.
  • Envisager de permettre à chaque collectivité ou région de choisir un groupe de produits de première nécessité pour obtenir une « super contribution ».
  • Accorder une contribution pour le transport des orignaux, des lièvres, du gibier sauvage et du riz sauvage à la suite d'expéditions de chasse ou de récolte communautaires.
  • Envisager d'accorder une contribution pour l'essence afin d'appuyer la chasse, car les aliments prélevés dans la nature ne sont pas vendus dans les magasins.
  • Les membres de la collectivité ont affirmé que la contribution actuelle pour les aliments traditionnels et prélevés dans la nature était inéquitable, car elle est offerte au Nunavut seulement.
  • Prévoir des fournitures pour les programmes locaux, par exemple des congélateurs et des jardins communautaires.
  • Examiner les taux de contribution afin de s'assurer qu'ils sont réalistes pour la collectivité.
  • La contribution devrait être fondée sur la distance par rapport aux grands centres d'expédition pour le transport des aliments, les coordonnées géographiques (latitude et longitude) de la collectivité, la difficulté d'atteindre la destination et les tarifs de fret aérien connexes.
  • Les commandes directes devraient être autorisées, car les membres de la collectivité les utilisent et elles offrent un choix plus large.
  • Continuer de rendre la contribution accessible à tout le monde, pas seulement aux personnes à faible revenu.
  • Les participants ont exprimé une préoccupation liée au fait que les commandes directes passées auprès de fournisseurs du Sud inscrits sont parfois plus coûteuses que les achats effectués dans un magasin local.
  • Accroître le nombre de fournisseurs du Sud inscrits. En particulier, envisager d'y ajouter Wal-Mart, car cette entreprise offre le moyen le moins coûteux de commander de la nourriture du Sud.
  • Rendre les commandes directes accessibles aux personnes qui ne disposent pas de cartes de crédit.
  • Accorder une contribution aux restaurants, aux hôtels et aux pourvoiries, car ils appartiennent à des intérêts locaux.
  • Simplifier le processus de traitement des demandes, car il est trop coûteux pour les magasins appartenant à des intérêts locaux de participer au programme.
  • Offrir une éducation aux magasins locaux et indépendants au sujet du fonctionnement du programme et de la manière dont ils peuvent en profiter.
  • Communiquer plus clairement la manière dont les membres de la collectivité profitent de la contribution et la manière dont elle est transmise.
  • Accroître les communications par l'intermédiaire de Facebook, de la radio et des stations câblées communautaires. Envisager une communication porte à porte et fournir de plus amples renseignements aux collectivités récemment intégrées au programme.
  • Offrir aux membres de la collectivité la possibilité continue de donner de la rétroaction aux responsables du programme au moyen de rencontres communautaires, de présentations diffusées à la radio locale, d'enquêtes en magasin et de boîtes de commentaires.
  • Nommer des représentants régionaux au Conseil consultatif de Nutrition Nord Canada (NNC), c'est-à-dire des représentants de chaque collectivité admissible qui pourraient recueillir des suggestions et des renseignements pour appuyer le Conseil consultatif.
  • Envoyer par courriel la liste des aliments admissibles aux dirigeants locaux pour qu'ils puissent la transmettre aux membres de la collectivité.
  • Apposer des étiquettes de Nutrition Nord Canada sur tous les articles admissibles à une contribution dans les épiceries.
  • Revoir et modifier la liste des aliments admissibles pour clarifier les produits admissibles à une contribution (p. ex. l'avoine est cachée sous les « céréales à cuire »).
  • Les participants ont exprimé une préoccupation liée au fait que les prix n'ont pas diminué depuis la mise en oeuvre du programme Nutrition Nord Canada à Fort Hope, en octobre 2016, et que les détaillants ne transfèrent pas nécessairement la contribution aux consommateurs.
  • Les participants étaient préoccupés par le fait que les magasins locaux ne peuvent pas s'approvisionner en produits non périssables en raison d'un manque d'espace d'entreposage, ce qui fait monter les prix de ces aliments (non admissibles à une contribution), qui doivent être transportés par avion tout au long de l'année.
  • On a exprimé un intérêt pour l'établissement d'un modèle d'épicerie différent, par exemple, des magasins gérés par les bandes ou par le gouvernement.
  • Envisager d'affecter un pourcentage du budget de Nutrition Nord Canada à l'investissement dans des projets à long terme et des initiatives communautaires (p. ex., jardins communautaires, semences, outils), plutôt que de commercialiser les aliments.
  • Sensibiliser davantage les jeunes locaux aux inconvénients liés à la consommation de boissons gazeuses et de croustilles, et envisager de mettre en oeuvre un défi « Non aux boissons gazeuses ».
  • Étudier des possibilités de partenariat pour trouver d'autres moyens d'approvisionner le Nord en nourriture.
  • Verser des contributions pour les frais de carburant aux transporteurs aériens afin de réduire tous les coûts.

Baker Lake (Nunavut), rencontres communautaires, le 9 décembre 2016

Le 9 décembre 2016, des intervenants clés se sont réunis par téléconférence à Baker Lake, au Nunavut. Le 10 janvier 2017, une rencontre communautaire a eu lieu à Baker Lake.

Participants

Coordonnateur du mieux-être communautaire, représentants du Programme canadien de nutrition prénatale, maire et membres du conseil, député et membres de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des sujets abordés :

  • Les participants ont reconnu que les coûts des aliments seraient beaucoup plus élevés sans le programme Nutrition Nord Canada. En particulier, les membres de la collectivité ont souligné le fait que le prix des contenants de deux litres de lait 2 % était passé de 14 $ à 5 $ depuis la mise en oeuvre du programme.
  • Les intervenants ont reconnu que le programme Nutrition Nord Canada constituait une amélioration par rapport au Programme d'approvisionnement alimentaire par la poste, et que la détérioration des produits d'épicerie avait diminué au fil du temps.
  • Ils étaient satisfaits que la contribution de Nutrition Nord Canada soit versée aux magasins locaux, et donc qu'elle soit accessible à tous les membres de la collectivité.
  • Promouvoir les produits de blé entier, particulièrement la farine, en les rendant admissibles à contribution de niveau 1 et en les inscrivant sur la liste des aliments admissibles.
  • Accorder une contribution plus élevée pour les préparations pour nourrissons parce que les femmes ne sont pas nécessairement en mesure d'allaiter au sein.
  • Accorder une contribution de niveau 1 pour les couches, les aliments pour bébés, le sucre et le saindoux.
  • Accorder une contribution pour les aliments en conserve et les aliments de spécialité (aliments sans gluten, produits pour diabétiques, produits sans lactose).
  • Envisager d'accorder une contribution pour tous les aliments.
  • Éliminer les aliments transformés (p. ex. le fromage) ou malsains (p. ex. le bacon) de la liste des produits admissibles à une contribution, en raison de leur faible valeur nutritionnelle.
  • Accorder une contribution de niveau 2 pour tous les jus, y compris les jus non sucrés.
  • Accorder une contribution de niveau 1 pour les grands contenants de jus et éliminer les produits emballés individuellement, notamment les boîtes de jus, de la liste des produits admissibles. Les participants étaient préoccupés par le gaspillage lié aux emballages individuels.
  • Les participants ont exprimé une préoccupation relative au prix très élevé des aliments traditionnels ou prélevés dans la nature dans les magasins. Les membres de la collectivité doutaient que ces aliments fassent réellement l'objet d'une contribution.
  • Appuyer l'accessibilité et l'abordabilité des aliments prélevés dans la nature au moyen des mesures suivantes : accorder une contribution pour le matériel de récolte et les fournitures, offrir un soutien pour les congélateurs communautaires, appuyer les usines de transformation locales, accorder une contribution pour l'expédition des aliments traditionnels ou prélevés dans la nature d'une collectivité à l'autre ou un financement en contrepartie des fonds affectés à la chasse communautaire annuelle par le gouvernement du Nunavut.
  • Les communications liées au programme pourraient être menées par la collectivité. Un point de contact pourrait être désigné au sein de la collectivité pour fournir de l'information et aider la population à profiter du programme.
  • Renseigner les membres de la collectivité au sujet des produits subventionnés et des produits sains par l'intermédiaire de la radio, de Facebook et de rencontres communautaires, dans la langue locale.
  • Afin de veiller à ce que les membres de la collectivité à faible revenu sachent comment utiliser la contribution, fournir de l'information au sujet du programme au bureau de soutien du revenu.
  • Fournir des affiches plus grandes et plus illustrées relatives à la liste des aliments admissibles pour les magasins et des étiquettes claires indiquant les produits d'épicerie qui sont admissibles à une contribution.
  • On apprécie le fait que les économies liées à la contribution soient indiquées sur les reçus dans les magasins, car cela permet aux membres de la collectivité de savoir quels produits sont admissibles à une contribution. Il s'agit d'un outil pédagogique utile dans le cadre du programme.
  • Utiliser un langage plus simple pour les produits de communication. Par exemple, de nombreux membres de la collectivité ne connaissent pas le terme « contribution ».
  • Accroître la communication concernant le rôle du Conseil consultatif et la manière d'accéder à ce dernier.
  • Continuer d'inclure les hôtels, les restaurants et les pourvoiries dans le programme, s'ils contribuent à l'économie locale (à la création d'emplois, par exemple).
  • Les participants ont exprimé une préoccupation liée au fait que les commandes directes sont trop coûteuses pour que les membres de la collectivité puissent les utiliser.
  • Inscrire un plus grand nombre de fournisseurs du Sud et faciliter l'inscription pour ces derniers, afin d'accroître le choix relatif aux commandes directes.
  • Accroître les communications destinées aux membres de la collectivité au sujet de la liste de fournisseurs du Sud disponibles et de la manière de passer des commandes directes.
  • Aborder les obstacles concernant les commandes directes, notamment la nécessité d'une carte de crédit, d'un revenu excédentaire et d'un « savoir-faire » technologique.
  • Les participants estiment que le transporteur aérien qui dessert Baker Lake dissuade activement la population de passer des commandes directes en haussant les tarifs de fret, parce que le traitement des commandes est exigeant pour l'entreprise. Les membres de la collectivité se sont plaints du fait que les marchandises arrivent souvent des semaines ou des mois en retard, ce qui entraîne leur détérioration et le gaspillage des sommes versées en contributions.
  • Les participants doutent de l'honnêteté de la Compagnie de la Baie d'Hudson et d'Arctic Co-Operatives Limited en ce qui concerne les coûts de fret et la transmission de la contribution aux consommateurs.
  • Accroître les mécanismes de surveillance pour s'assurer que la contribution est transférée aux consommateurs.
  • Envisager d'appliquer les contributions aux aliments vendus plutôt qu'aux aliments expédiés, afin de veiller à ce que les montants des contributions ne soient pas affectés aux aliments invendus.
  • Exiger que les épiceries offrent un éventail plus large de marques. Les participants craignent que les magasins « poussent » leurs propres marques, qui peuvent être de qualité inférieure.
  • Les participants ont exprimé une préoccupation liée au fait que les prix des aliments pourraient augmenter considérablement si une taxe sur le carbone était mise en place, et ont demandé aux responsables du programme d'ajuster les taux de contribution le cas échéant.
  • Les participants croient que le lait coûte beaucoup plus cher à Rankin Inlet qu'à Baker Lake, malgré l'existence de voies de transport similaires.
  • Meilleure communication concernant l'utilisation et la répartition du financement relatif aux initiatives d'éducation en matière de nutrition, y compris les programmes financés dans le cadre du programme NNC.
  • Accroître le financement affecté aux initiatives d'éducation en matière de nutrition et enseigner l'économie domestique (établissement d'un budget, comparaison des prix), la récolte, la cuisine et la saine alimentation.
  • Intégrer les questions liées à la nutrition et à l'accès à la nourriture aux programmes scolaires, y compris des présentations spéciales et des partenariats.
  • Chercher à établir des partenariats communautaires avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, afin d'accroître l'impact du programme.
  • Retourner à Baker Lake pour aviser le maire et le conseil des changements apportés au programme, et valider la pertinence des changements.

Fort Albany (Ontario), rencontres communautaires, le 26 janvier 2017

Le 26 janvier 2017, des rencontres communautaires ont eu lieu à Fort Albany (Ontario).

Participants

Chef et conseil, travailleurs de la santé, travailleur du développement économique et membres de la collectivité.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des sujets abordés :

  • Accorder une contribution pour les articles ménagers (p. ex., papier de toilette et savon de ménage).
  • Accorder une contribution pour les produits en conserve, car il s'agit de la seule manière dont les personnes à revenu fixe peuvent s'acheter des fruits et les légumes.
  • Accorder une contribution de niveau 1 pour la farine et l'huile de cuisson.
  • Soutenir les aliments prélevés dans la nature et traditionnels en fournissant une contribution, en plus du budget actuel, pour les munitions, l'essence et les motoneiges.
  • Faire appel à des fournisseurs du Sud pour accroître le nombre de fournisseurs qui approvisionnent la région.
  • Ajouter Wal-Mart à titre de fournisseur du Sud inscrit, car cette entreprise offre les prix les plus bas malgré l'absence de contributions.
  • Réglementer les marges de profit des épiceries pour les articles admissibles à une contribution et les articles non admissibles, afin de veiller à ce que les prix des articles non admissibles ne soient pas haussés pour compenser les bénéfices plus faibles liés aux articles admissibles.
  • Continuer de verser une contribution égale à tous les membres de la collectivité.
  • Continuer d'accorder une contribution aux restaurants, car ils servent principalement la population locale et cela peut favoriser les menus sains.
  • Ne pas accorder de contributions aux hôtels ou aux pourvoiries, car leur clientèle est principalement composée de gens du Sud.
  • Mieux indiquer les produits faisant l'objet d'une contribution dans les épiceries.
  • Accroître la communication au moyen de Facebook et d'affiches communautaires.
  • Distribuer un bulletin d'information dans les épiceries afin de communiquer des renseignements plus détaillés.
  • Mener des enquêtes sur papier pour recueillir les avis des membres de la collectivité, afin de réaliser des économies sur le plan des visites en personne.
  • Envisager d'appliquer une taxe sur le sucre en guise de moyen de dissuasion en ce qui concerne les boissons gazeuses.
  • On apprécie le fait que le montant de la contribution soit maintenant indiqué sur les reçus.
  • On exprime des préoccupations liées au fait que la contribution est une solution « symbolique » qui ne tient pas compte des raisons qui sous-tendent les coûts élevés des aliments, par exemple, les infrastructures de transport et l'espace d'entreposage.
  • Envisager d'accorder une contribution pour les produits alimentaires sans égard au mode d'expédition.
  • Simplifier le processus de traitement des demandes afin de rendre la contribution plus accessible pour les petites épiceries et les organismes sans but lucratif.
  • Envisager de remplacer la contribution par une allocation pour chaque adulte et chaque enfant, afin d'offrir un choix plus large aux gens en ce qui concerne leurs achats.
  • Publier en ligne une liste des initiatives d'éducation en matière de nutrition offertes dans chaque collectivité.
  • Indiquer les marges de profit et les taux de fret des grands détaillants du Nord.
  • Rendre les communications liées au programme plus réactives aux critiques à l'échelle nationale.
  • Préciser l'objectif du programme et ce qui peut être accompli selon le budget du programme.
  • Encourager un mouvement relatif à une politique de sécurité alimentaire en dehors de la compétence du programme.
  • Appuyer des moyens différents d'offrir des aliments sains aux collectivités, par exemple, des partenariats communautaires avec des organismes sans but lucratif du Sud qui s'occupent de l'accès à la nourriture.
  • Accroître le budget du programme afin d'augmenter le nombre d'articles figurant dans la liste, plutôt que d'adopter une attitude d'« accommodement » à l'égard des articles.
  • On a exprimé un intérêt pour l'établissement d'un modèle d'épicerie différent, par exemple, des magasins gérés par les bandes ou par le gouvernement.
  • On craint que la contribution ne réduise pas suffisamment le prix de la nourriture pour que les bénéficiaires de l'aide sociale puissent acheter des aliments périssables.

Autres rencontres avec les intervenants

Rencontre avec les principaux intervenants à Postville (Labrador), le 5 octobre 2016

Le 5 octobre 2016, il y a eu une réunion avec les principaux intervenants et les dirigeants de la collectivité à Postville, au Labrador. Voici un résumé des points soulevés :

  • Offrir une contribution plus élevée pour le lait maternisé.
  • Appliquer aux légumes la contribution qui va aux sorbets et au yogourt glacé.
  • La contribution est nécessaire parce que les aînés ne peuvent pas chasser et qu'ils doivent s'approvisionner dans les épiceries.
  • Déterminer si les usines de transformation du poisson à Nain et à Makkovik sont admissibles à la contribution à titre de fournisseurs d'aliments traditionnels.
  • Rembourser les dépenses de carburant et de munitions aux chasseurs quand ils remettent de la viande à un congélateur communautaire.
  • Soutenir le partage des aliments traditionnels et du bois de chauffage entre les collectivités en versant une contribution pour les frais d'expédition.
  • Permettre aux gens de passer des commandes directes parce qu'ils ont ainsi plus de choix dans les collectivités qui ne comptent qu'une seule épicerie.
  • Faire mieux connaître le programme NNC et faire de la publicité à son sujet chez les petits épiciers qui reçoivent la contribution par l'entremise des fournisseurs.
  • Demander à tous les détaillants d'indiquer la contribution sur les factures.
  • Faire savoir qu'il est possible de passer des commandes directes.

Rencontre avec les principaux intervenants à Nain (Labrador), le 5 octobre 2016

Le 5 octobre 2016, il y a eu une réunion avec les principaux intervenants et les dirigeants de la collectivité à Nain, au Labrador. Voici un résumé des points soulevés :

  • Verser une contribution pour la farine parce que c'est un produit essentiel et qu'on s'en sert pour faire du pain, qui est plus nutritif que le pain acheté au magasin.
  • Déterminer si les usines de transformation du poisson à Nain et à Makkovik sont admissibles à la contribution à titre de fournisseurs d'aliments traditionnels.
  • Soutenir le partage des aliments traditionnels entre les collectivités en versant une contribution pour les frais d'expédition.
  • Les commandes directes sont utilisées par des gens de diverses catégories de revenus, et cela devrait être permis.
  • Permettre aux restaurants de recevoir la contribution parce que les membres de la collectivité s'y rassemblent.
  • Ne pas permettre aux hôtels de recevoir la contribution parce qu'ils servent principalement des touristes.
  • Faire mieux connaître le programme NNC et faire de la publicité à son sujet chez les petits épiciers qui reçoivent la contribution par l'entremise des fournisseurs.

Rencontre avec les principaux intervenants à Black Tickle (Labrador), le 6 octobre 2016

Le 6 octobre 2016, des intervenants clés et les dirigeants de la collectivité se sont réunis à Postville, au Labrador. Voici un résumé des sujets abordés :

  • Mieux faire connaître le programme NNC et en faire la promotion auprès des plus petits épiciers qui reçoivent des subventions par l'intermédiaire de fournisseurs.
  • Demander à tous les détaillants d'afficher les subventions sur les reçus.
  • Distribuer une affiche exposant la liste des produits de première nécessité et les différences de prix avant et après la subvention.
  • Les détaillants éprouvent de la difficulté à acheter des produits frais, car ils doivent absolument les commander par grosses caisses. Par conséquent, les produits se gaspillent avant que la population n'arrive à tous les acheter.
  • Les aliments livrés par avion sont parfois gaspillés lorsqu'ils arrivent à destination.

Rencontre avec les principaux intervenants à Oxford House (Manitoba), le 8 décembre 2016

Le 8 décembre 2016, des intervenants clés et les dirigeants de la collectivité se sont réunis par téléconférence à Oxford House, au Manitoba. On a tenté de se rendre dans la collectivité à trois reprises, le 14 novembre, le 1er décembre et le 12 janvier, sans succès en raison des conditions météorologiques.

Participants

Membres du conseil, intervenant de l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones et gérant d'un magasin du Nord.

Priorités et questions importantes abordées

Voici un résumé des sujets abordés :

  • Un contenant de deux litres de lait 2 % coûte 4 $.
  • Continuer d'accorder une contribution pour les commandes personnelles, car elles offrent une plus grande variété que les magasins locaux. La plupart des gens achètent de la viande au moyen de commandes personnelles, car ce produit coûte très cher dans les établissements locaux.
  • Augmenter la contribution pour les fruits (p. ex., les raisins) et les légumes (p. ex., les poivrons) les plus périssables.
  • Accorder une contribution pour les édulcorants naturels, par exemple, le stévia, afin de favoriser une saine alimentation.
  • Accorder une contribution pour les produits en conserve, comme les fruits, les légumes et les soupes.
  • Accorder une contribution pour les produits destinés à être expédiés par la route d'hiver, notamment les articles ménagers comme les couches, les articles de toilette et les produits d'entretien ménager, de même que la farine, les pâtes, les pommes de terre en flocons et le riz, car il s'agit de produits très populaires et fortement consommés qui satisfont à tous les besoins des consommateurs.
  • Accorder une contribution pour les aliments destinés aux aînés qui doivent suivre un régime spécial, notamment les substituts de repas (p. ex. Equal).
  • Élargir la liste des aliments admissibles afin d'offrir un choix plus large.
  • Les taux de contribution devraient être fondés sur la distance par rapport aux grands centres d'expédition, l'isolement (la météo constitue un facteur important qui empêche les avions d'atteindre la destination), la population et les tarifs de fret imposés.
  • Les fournisseurs doivent mieux communiquer aux membres de la collectivité le coût final réel des marchandises expédiées, y compris les frais de transport, d'expédition et de manutention, de même que les articles visés par le programme Nutrition Nord Canada (NNC).
  • Mieux communiquer la manière dont les taux de contribution sont établis, les articles subventionnés et le fonctionnement du programme.
  • Les responsables des magasins devraient indiquer les articles admissibles, les montants des subventions et les produits sur les tablettes.
  • Le personnel des magasins devrait être bien informé et répondre aux questions concernant le programme, notamment en ce qui a trait aux articles admissibles à une contribution.
  • Reconnaissance des initiatives d'éducation en matière de nutrition. Parmi les activités proposées, mentionnons un pique-nique communautaire en été, des cours de cuisine et des séances d'information sur la saine alimentation dans le cadre de la lutte contre le diabète.
  • Désigner des représentants communautaires, par exemple les intervenants de l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) ou les administrateurs des programmes d'aide sociale, ou mettre en place un comité consultatif communautaire afin de sensibiliser la population à la consommation d'aliments plus sains et de l'éduquer à ce sujet.
  • Utiliser des dépliants publicitaires et faire appel aux stations de radio locales pour faire connaître le programme et les options qu'il offre.
  • Produire un document comportant de l'information propre à la collectivité en ce qui concerne la manière dont la subvention est utilisée, afin de permettre à la collectivité dernière d'examiner les tendances.
  • Appuyer les serres communautaires, y compris les fournitures (p. ex., graines, semences de pommes de terre).
  • Les transporteurs aériens devraient appliquer une norme de service prévoyant un délai raisonnable pour la livraison d'aliments périssables provenant d'un fournisseur du Sud (p. ex. 72 heures).
  • Continuer de soutenir les organismes communautaires afin qu'ils soient en mesure d'éduquer les membres de la collectivité au sujet de l'adoption d'un mode de vie sain.
  • Envisager des programmes destinés aux groupes vulnérables, notamment les aînés, les jeunes et les bénéficiaires de l'aide sociale, afin de les aider à faire des achats et à adopter un mode de vie sain à l'aide d'un revenu fixe.
  • Il faut soutenir la chasse (p. ex., l'équipement, le matériel, etc.).
Date de modification :